

au Sénégal


Loin de l’agitation de Dakar, Ziguinchor est une ville provinciale, calme (200 000 habitants) et arborée : fromagers, flamboyants, anacardiers, palmiers et bougainvilliers procurent une ombre bienvenue.
Peu de voitures circulent mais vous croiserez de nombreuses charrettes tirées par des ânes, des vélos et des mobylettes « en pagaille ».
Seules les rues principales sont goudronnées et autrement vous circulerez sur des pistes en sable.


La plage est immense. En longeant vers la droite, vous pouvez marcher jusqu’à Abéné (8 kms), célèbre pour son festival reggae à la fin du mois de décembre.
Vers la gauche, vous pouvez aller jusqu’au débarcadère et assister à l’arrivée des pirogues de pêche dans la matinée.
Spectacle haut en couleur !
Le village est construit à l’écart de la mer, environ 1 km.
Les campements touristiques et le Village d’Outouka, quant à eux, se situent au bord de l’océan.
On y trouve quelques épiceries mais pour des achats plus conséquents, il faut marcher jusqu’au village. Par contre, on ne trouve pas de distributeur carte bleue !

Le climat du pays :
Il pleut en général très peu dans cette région du Sahel. Mais les différences entre les différentes régions sont immenses. Entre Podor dans la région de Saint Louis et Kabrousse en Casamance le dégradé s’observe dans la végétation de plus en plus dense et verte.
C’est en fait le Sénégal qui fait la transition entre la zone sahélienne et la zone tropicale humide.

Le climat de Ziguinchor et Kafountine, même s'il fluctue selon les années on retrouve de Novembre à Mai la saison sèche (précipitation des pluies de 0 à 8 mm).
Le mois de Juin annonce la saison des pluies qui est à son apogée en Juillet, Août et Septembre (précipitation des pluies de 350 à 520 mm).
Dès Octobre c'est le retour au calme progressivement (précipitation des pluies de 150 mm).

Nous vous conseillons de chercher sur internet (www.opodo.com, www.promovols.com, www.partir-pas-cher.com, etc.) ou consulter Nouvelles Frontières.
Il existe des vols
charter Paris – Dakar, Paris – Cap Skirring, Stockholm – Banjul, Frankfurt – Banjul.
réguliers avec escales de toutes les grandes villes européennes pour Dakar et Banjul.
Réguliers et directs de Paris et Marseille à Dakar avec Air Senegal International et Air France.
Vous devez passer une nuit à Dakar et souhaitez simplement vous reposer dans un lieu calme au bord de l’océan.
Nous vous conseillons le Cap Ouest (Hôtel Cap Ouest : quartier Yoff – Tél. : 820 24 69 fax : 820 77 21), à 900 m de l’aéroport, qui est d’un bon rapport qualité/prix.
Hôtel Cap Ouest : quartier Yoff – Tél. : 820 24 69 fax : 820 77 21
Si vous restez plus d’une nuit à Dakar, nous vos conseillons un hébergement plus personnel ; dans un petit appartement (pour 2 ou 3 personnes) dans la cours de nos amis M et Mme Diallo, dans le quartier Sicap Baobab, entre l’aeroport et le centre ville. Les tarifs sont les même qu’à l’hôtel Cap Ouest. Adresse mail : bed@sentoo.sn. Tel : 00221- 825 93 67.
Si vous restez une journée complète à Dakar, vous pouvez en profiter pour découvrir l’île de Gorée (20 mn en vedette au départ du port) ou bien flâner dans le quartier et la plage de Ngor, à 20 mn de l’aéroport.
Mais prenez en compte les embouteillages !
Le centre ville et sa fameuse place de l’Indépendance sont assez fatigants car les vendeurs et guides vous harcèleront sans arrêt.
Le plus simple est de l’effectuer à l’aéroport au guichet situé au rez de chaussée ou celui situé au 1er étage, escalier de droite.
Evitez le change « sauvage » proposé dans le hall.
Vous trouverez également des guichets cartes bancaires et des banques dans le centre-ville autour de la place de l’Indépendance.
A Dakar, toutes les courses se négocient avec le chauffeur avant le départ, calmement mais fermement.
Si vous ne tombez pas d’accord, partez vous en trouverez un autre ! Seuls les taxis organisés à droite, à la sortie de l’aéroport sont non négociables : 4 000 cfa la course.
En outre, Dakar est une mégapole en pleine expansion et les embouteillages sont catastrophiques.
Aux heures de pointe, vous pourrez mettre 2 heures pour effectuer le trajet du centre ville à l’aéroport (2000cfa).

Il y a une rotation quotidienne (58 000 CFA) assurée par Air Sénégal entre Dakar et Ziguinchor.
Vous pouvez réserver votre billet à partir de votre agence de voyage en France ou sur place, à l’aéroport.
Mais pendant l’hivernage, les rotations sont assez aléatoires et il vaut mieux prévoir de partir 1 ou 2 jours à l’avance de Ziguinchor.
Le bateau Dakar/Ziguinchor :
en bateau :Une ligne maritime fonctionne depuis novembre 2005. Le Willis propose pour la nuit des couchettes en dortoir ou en cabine de 4 personnes, ou bien des fauteuils.
Vous pourrez manger à bord. Vous pourrez découvrir la côte sénégalaise et le fleuve Casamance.
Les jours et horaires d'embarquement :
DAKAR-ZIGUINCHOR
Le Mardi et le Vendredi à 20 h 00.
Embarquement de 15h à 19h
ZIGUINCHOR-DAKAR
Le Jeudi et le Dimanche à 15 h 00
Embarquement de 11h00 à 14 h00
Le voyage est fatigant car il faut compter 10 à 12 h en moyenne, y compris le passage du fleuve Gambie par le bac.
Par contre, on découvre les paysages du Sénégal, de la Gambie et de la Casamance.
Et surtout on vit l’expérience des transports en commun et des rencontres inattendues.
Le départ se fait tôt le matin de préférence vers 4h30 pour éviter la chaleur, à partir de la gare routière « Pompiers » (Départs réguliers toute la matinée à partir de 4 h) dans le centre ville.
Le départ se fait lorsque le taxi-brousse est plein. Il faut compter 8 500 cfa par personne (Ajouter environ 100 cfa par bagages), et on se serre dans le break à 7 personnes. Tout au long de la route, vous pourrez acheter boissons et sandwichs et vous ferez une bonne pose en attendant le bac en Gambie (Taxe de transit à la douane gambienne: 1000 cfa à l’entrée et à la sortie).
Pour les toilettes … c’est plus compliqué pour les filles !! Rien n’est prévu à cet effet… Si ce n’est les buissons dans la brousse !
N’hésitez pas à demander au chauffeur de s’arrêter.
Pendant l’hivernage, le trajet se fait bien, sauf parfois à la sortie de Dakar car le quartier de Rufisque peut être inondé. Dans ce cas là, il faut compter 2 heures de plus.
Le bus circule entre le centre ville et les quartiers de Boukot, Grand Dakar, Alliance Française, Néfoulène et Néma.
Il n’y a pas d’arrêt spécifique, il suffit de lever la main et il s’arrêtera, même chose pour descendre.
La place coûte 100 cfa, Il circule du lever au coucher du soleil.
Le prix des taxis est fixe et ne se négocie pas, sauf à partir de l’aéroport ( On paie un surplus pour les bagages, environ 100 cfa par sac):
400 CFA : centre ville (Escale, Boudodi) et quartiers proches (Sindiane, Santhiaba, Tilène, Goumel, Néma, Grand Dakar, Hôpital régional, Alliance Française, Néfoulène, Soucopapaï, Boukot ( marché St Maur, marché artisanal), gare routière
450 CFA pour les quartiers éloignés : (Lindiane, Colobane, aéroport, Kandé),
600 CFA la nuit
Au départ de la gare routière à Goumel :
Les bus : (19 places, 30 places) : prix du pass pour le Cap Skiring : 700 cfa, pour Kafountine : 1700 cfa .
Les bagages sont payants seulement sur le toit (environ 100 cfa sac de taille moyenne)
Les break « 7 places » : prix du pass pour le Cap Skiring : 1400 cfa, pour Kafountine 2200 cfa, les bagages sont payants dans le coffre et le prix est à négocier (environ 100 cfa sac de taille moyenne).
A partir du débarcadère de l’ancien bac :
Il se situe à côté de l’hôtel Perroquet au quartier Escale. Vous voyagerez en pirogue collective pour les villages situés au bord du fleuve : Djilapao (1h), Affiniam (1h30), Carabane (3h), Djoggé (5h), Niomoune (4h), Haer (5h), Itou (5h). Le prix varie entre 500 et 1200 cfa.
Nom officiel : République du Sénégal.
Capitale : Dakar.
Langue officielle : Le Français.
Autres idiomes : le Wolof (parlé par 80% de la population), le Sérère,
le Pulaar, le Diola, le Mandingue et le Socé.
Religion dominante : L'Islam.
Les religions se répartissent : musulmane (90%), chrétienne (5%), animiste (5%).
Fête nationale : Le 4 Avril.
Monnaie : Le Franc CFA
100 Francs CFA = 0,15 €uro
1 €uro = 655,96 Francs CFA.
Superficie : 196 722 km²
Population : (estimation) 10 000 000 hab.
Taux d'accroissement démographique : 2,8% par an.
Mortalité infantile (1991) : 8,6 %.
Répartition (1988) :
38,6% de population urbaine,
61,40% de population rurale.
Espérance de vie (1991) :
56 ans pour les femmes,
54 ans pour les hommes.
Alphabétisation : 38,3% de la population adulte (1990).
Le Sénégal se situe sur la pointe extrême occidentale du continent africain entre 12,5° et 16,5° de latitude nord et 12° et 17° de longitude ouest. Le pays est bordé à l'ouest par 700 km de côtes sur l'océan Atlantique.
Les Etats limitrophes du nord au sud sont : la Mauritanie, le Mali,
la Guinée et la Guinée Bissau.
Enclavée dans la partie sud, la Gambie a une ouverture sur l'océan.
Le pays est divisé en 10 régions administratives regroupant 30 départements depuis le 24 mars 1984 : Dakar, Diourbel, Fatick, Kaolack, Kolda, Louga, Saint-Louis, Tambacounda, Thiès et Ziguinchor.
Ses principales ressources sont la pêche, le tourisme, l'arachide et les phosphates.
A la recherche d’esclaves, les Portugais découvrent la Casamance en 1455 et crée le comptoir commercial de Ziguinchor en 1645.
En 1826, les Français s’installent à Djogé (entrée du fleuve Casamance) puis à Diembering sur la côte atlantique.
Vers 1888, les Français repoussent les Portugais( Beaucoup de gens à Ziguinchor parlent encore le créole portugais particulièrement dans les quartiers de Santiaba, Boudodi, Kandé) vers la Guinée et les Anglais vers la Gambie. Ils signent un traité qui délimite les frontières de la nouvelle colonie française. Ziguinchor devient capitale administrative de la région en 1904.
Face à l’imposition progressive de la culture de l’arachide, puis la réquisition de bétail et de riz pendant la 2ème guerre mondiale, les Diolas se révolteront sous la conduite d’une jeune femme : Aline Sitoé Diatta.
Le 4 avril 1960, l’indépendance du Sénégal est déclarée et le président Léopold Senghor envoie en Casamance des fonctionnaires originaires du nord du pays.
Les Casamançais reprochent aux gouvernements successifs de privilégier le développement du Nord au détriment du Sud.
Après une manifestation pacifiste en 1982, puis les répressions de 1983, le MFDC ( Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance dirigé par l’abbé Diamacoune Senghor) réclame l’indépendance de la Casamance.
En 1984, Sidy Badji crée la branche armée du MFDC et mène la guérilla contre les autorités sénégalaises.
Pour beaucoup, la rebellion marque un tournant important dans la vie des Casamançais leur laissant un traumatisme profond.
En effet, elle marque une rupture forcée avec les traditions puisqu’ils ne pouvaient plus effectuer les cérémonies en brousse à cause des questions de sécurité.
Par ailleurs, de nombreuses dénonciations suscitées par la jalousie ont entamé la confiance mutuelle au sein de la population.
La Casamance a subi un 2ème traumatisme le 26 septembre 2002 : le naufrage du bateau « le Joola » qui reliait Ziguinchor à Dakar. Il a fait officiellement 1 863 morts, principalement des jeunes Diolas étudiant à Dakar.
Il y eut seulement 60 rescapés, les secours ayant mis 14 heures pour arriver sur les lieux !
Le 27 octobre 2002, trois mille femmes défilent à Ziguinchor pour demander le retour de la paix.
A leur tête, les femmes du Bois Sacré qui accordaient jusqu’à présent leur soutien (Elles auraient alors déterrés les fétiches destinés à les faire gagner) aux indépendantistes.
Le 30 décembre 2004, l’abbé Diamacoune Senghor et le ministre de l’Intérieur signent un accord pour enclencher le processus de paix (Sur le thème de la rebellion et de la paix, vous pouvez consulter : http://blog.france.2.fr, www.ipsnews.net/fr) encore en discussion actuellement.
Le peuplement de la Casamance actuelle s’est effectué autour du delta par l’ethnie Diola qui présente des variations culturelles selon la localisation, particulièrement au niveau des dialectes : diola kasa et le langage sifflé (Voir la rubrique « langage sifflé diola » sur le site : www.senegalaisement.com) de la région d’Oussouye au sud du fleuve, kwataï à Djembering et Gnikine, Diola fogny au nord du fleuve, karoniké dans les îles du Carone, aramé.
Des campements de pêche plus ou moins sédentarisés regroupent majoritairement des Guinéens et des Lebous tout au long du fleuve ainsi que dans les villages de Djoggé et Elinkine.
Les Baïnuks minoritaires occupent le nord du fleuve et les Bassaris la région des collines à l’est du delta vers Kolda.
Au cours des siècles, les migrations successives (Sur les migrations ethniques : « présentation » de Gérard Gaillard – http://www.univ-lille1.fr) ont contribué à l’installation des diverses ethnies (Lire : « peuples du Sénégal » - ouvrage collectif - édition Sépia - 1996) qui font de la Casamance une mosaïque de traditions : les Mandjaks(Sur la culture mandjak : http://www.kadeer-mandjaku.com), les Mankays, les Balants, les Sérères venus du Siné Saloum ; les Toucouleurs, les Wolofs et les Lebous venus du Nord.
Les Mandingues (ou « soussou », terme moqueur) venus du Mali au 19ème siècle ont une influence particulièrement forte dans le Fogny et ont contribué à l’islamisation de la région.
Les Peuls, ethnie d’éleveurs qui sillonnent traditionnellement l’Afrique de l’ouest avec leurs troupeaux, se sont fixés dans certains villages pour gérer leurs bœufs.
D’autres, ont pris en main le commerce principalement les boutiques de quartier.
Les Maures, ou nar ganar, venus de Mauritanie, sont installés surtout en ville et travaillent dans le commerce.
Les Libanais, ou nar libanès, issus de la diaspora sont établis depuis plusieurs générations au Sénégal et présents à Ziguinchor.
Les mariages avec les autochtones sont rares. Surnommés « les bourgeois », ils ont réussis dans le commerce.
Les Européens sont représentés en majorité par les Français, soit installés depuis plusieurs années et exerçant majoritairement dans l’hôtellerie ou le service, soit expatriés temporaires travaillant surtout dans des ONG ou des associations humanitaires (missions ponctuelles dans le domaine médical ou l’éducation).
Les Espagnols sont également présents en Casamance depuis plusieurs années par le biais de missions chrétiennes ou d’associations humanitaires particulièrement dans le domaine agricole.
Quelques Canadiens, Allemands, Belges, Suisses et Américains travaillent aussi dans leurs associations humanitaires présentes sur le terrain : Procas, Caritas …
Et sur le fleuve, une animation assez récente est crée par les voiliers majoritairement français, qui viennent surtout pendant la saison sèche.
La saison des pluies, ou l’hivernage, commence en juin et se finit en octobre. Les orages tropicaux ou « tornades », alternent avec des périodes ensoleillées.
La nature renaît : la végétation reverdit, les mangues et les mads (Fruit très acidulé) mûrissent, les vaches grossissent, les oiseaux pullulent ainsi que les moustiques le soir !
La circulation sur les routes devient plus aléatoire à cause des inondations et les plages sont désertées par les touristes.
C’est une saison à vivre si on veut vraiment découvrir la Casamance car les villages sont en pleine activité avec la culture du riz et toute la jeunesse est revenue pour y participer.
C’est aussi une période de fêtes : initiations, mariages, 15 août pour les chrétiens, soirées hebdomadaires organisées par la jeunesse, et les fameuses navétanes : tournois de football entre les villages dont la finale se joue à Ziguinchor.
C’est aussi l’époque des luttes traditionnelles Diolas (Fin septembre).
Dans Ziguinchor, c’est la saison où des jeunes gens se déguisent en konkouran pour faire peur aux enfants et on les voit circuler bruyamment dans les quartiers.
Les pluies s’arrêtent progressivement et la saison sèche commence au mois de novembre, la récolte du riz s’étalant jusqu’en décembre.
La culture des jardins potagers familiaux et associatifs reprend et rapidement on trouve des légumes sur le marché.
C’est aussi la saison des oranges, ditars, citrons et papayes.
Les élèves reprennent l’école début octobre et les villages se vident d’une grande partie de leur jeunesse (Les lycées et collèges se trouvent seulement dans les bourgs tels que : Diouloulou, Bignona, Oussouye …) au profit des bourgs et de Ziguinchor. Certains adultes quittent les villages pour aller travailler dans les structures touristiques du Cap Skiring et de Kafountine ou dans les transports en communs (taxis, cars rapides ….). La saison touristique bat son plein entre Noël et Pâques attirant aussi une faune de pseudo guides.
Pendant la saison sèche, il y a de nombreuses fêtes religieuses. Evitez de circuler à ce moment-là car elles occasionnent un échange intense entre la ville et les villages :
pour les musulmans : la korité qui clôture le ramadan, la tabaski, le tamkhalit (Nouvel an musulman où les enfants se déguisent), le magal de Touba
pour les chrétiens : Noël, Mardi gras où le carnaval se fait autour de la cathédrale de Ziguinchor, Pâques qui est la fête la plus importante, l’Ascension et la Pentecôte qui donnent lieu à un rassemblement à Elinkine.
Bien sûr, tous ces jours sont fériés !